
Nous remercions
de
son aimable autorisation de publication de ses comptes rendus
|
Dr Ch. Philippart Orthodontiste Après un bref historique retraçant l’évolution de
l’orthodontie aux Etats-Unis et en Europe, Mme Philippart a attiré
l’attention de l’auditoire sur le fait que les outils actuels, tels que
l’analyse informatique des clichés téléradiographiques, ne doivent pas nous
guider aveuglément comme une recette de cuisine mais que l’examen clinique
demeure plus que jamais déterminant pour le plan de traitement. |
|
Joël COLLET orthodontiste exclusif Avant d’extraire une dent pour manque de place, il est essentiel d’envisager toutes les autres alternatives: la croissance, la préparation d’ancrage, les forces extra-orales, le pendulum, l’expansion transversales par disjonction, le quadhélix en cas d’endoalvéolie… La règle générale est de toujours extraire plutôt là où se trouve la dysharmonie, ne jamais extraire d’incisives inférieures sauf bien entendu en cas de surnuméraires ou de dysharmonie dento-dentaire. Pour les extractions faites lors d’une correction d’une classe II ou d’une classe III, il faut veiller à obtenir un profil harmonieux sans quoi l’alternative chirurgicale s’avèrera préférable. Concernant les dents lactéales, surtout pas d’extraction lorsqu’il y a des dyspraxies, préférer les soins, les slices ou alors le maintien d’espace. En ce qui concerne l’occlusion fonctionnelle, les préférences de Mr Collet par rapport aux clés de l’occlusion d’Andrews sont une classe I canine plutôt que molaire, l’obtention d’un guide antérieur, des contacts cuspides/fosses, l’harmonie posturale et fonctionnelle. |
|
Bernard Loir, Parodontologue Rappel anatomique... Il existe des exceptions qu’il faut suspecter: 14 à
trois racines, 11 à deux racines, 36 à trois racines et racine naine
surnuméraire sur 18. Une fusion des racines trop importante empêchera les
hémisections, la proximité d’une dent voisine posera un problème de
curetage. Les atteintes de furcation sont peu visibles à l’examen clinique
(5-10%) ou radiologique (20-30%). |
|
Dr Legrand et Col. Après une évocation historique d’Ambroise Paré et de ses conceptions des tumeurs buccales, les orateurs sont revenus à la médecine moderne en abordant le sujet des kystes. Les premiers cités sont les kystes épithéliaux odontogènes avec le kyste gingival, le kératokyste odontogénique, le kyste primordial (à la place d’une dent définitive), le kyste folliculaire, le (plus fréquent) kyste radiculaire sur les dents nécrosées et infectées, les kystes résiduels. Dans les kystes non odontogènes, citons le kyste du canal naso-palatin, le kyste naso-labial, le kyste globulo-maxillaire. Et enfin les kystes non-épithéliaux ou pseudo-kystes tels que la lacune essentielle, le kyste osseux anévrysmal et les lacunes de Stafne. Certaines lésions peuvent présenter une dégénérescence maligne, par exemple l’améloblastome. Un cas de carcinome intraosseux primitif de la mâchoire développé au départ d’un kyste odontogène sur une canine incluse avec fracture pathologique de la mandibule fut présenté. À retenir: la malignité est très souvent associée aux facteurs de risques: alcool, tabac et mauvaise hygiène. Une dent incluse conservée doit faire l’objet d’une surveillance et le dentiste joue un rôle primordial dans le dépistage précoce des lésions. |
Copyright © 2003 [SPDOB]. Tous droits réservés.