
Auteur: CHOUKROUN Marc Gérald
RESUME :
Lack of cooperation is a basic problem in dental treatments. When a patient,
asks to stop up the cure in emergency, how can the practitioner drive this
behaviour to achieve the treatment ?
The author indicates conscients causes that interfer either at the begining of
the treatment or during the treatment. This causes have to be distinguished from
inconscient causes, attached to the concepts of “ nocebo ” and “negative
transfert ”.
Number of recents studies have proved the benefit of the relationship, not only
between the practitioner and his patient but also about the influence of
psycho-physiological factors concerning the biological competence of the body.
We have to apply these results to our field.
KEY WORDS :
COOPERATION/RELATIONSHIP PRATICTIONER-PATIENT/PLACEBO /TRANSFERT.
Lorsqu’un patient ne
coopère pas au traitement, comment devons-nous réagir ?
La réponse réside dans l’analyse des causes.
La relation thérapeutique présente deux aspects : un phénomène conscient et un
phénomène inconscient
Il existe des causes conscientes agissant soit au début du traitement soit en
cours de traitement, et des causes inconscientes figurées par les concepts du
nocebo et du transfert négatif.
Le praticien ne possède aucun pouvoir, mais il a le savoir du soin. C’est le patient qui possède le désir de guérir.
MOTS CLES :
COOPERATION/RELATION PRATICIEN
PATIENT/PLACEBO/TRANSFERT
1- COMMENT SE MANIFESTE LE DESACCORD ? :
Les échecs
relationnels se manifestent par des signes non spécifiques et variés, mais
doivent attirer
l’attention du praticien. Nous distinguons :
Des effets directs :
-Revendications diverses
-Refus de fréquentation.
-Inobservation des prescriptions
-Discussion sur les honoraires
Et des effets
indirects :
-Pertes, oublis.
-Bris de prothèses amovibles ou fixes.
-Somatisations : allergies, aphtoses,
douleurs diverses, gingivites, glossodynies, réactions
infectieuses…
2- LES CAUSES :
Les causes de ces difficultés résident dans la relation thérapeutique. Elles peuvent être conscientes : ce sont des problèmes de coopération.
Le patient doit être
interrogé :
-
Je vous sens inquiet…
-
Il y a quelque chose
qui ne vous convient pas…
-
Est-ce que les soins
répondent à ce que vous attendiez ?
Le patient répondra immédiatement à cette attitude compatissante, car en effet le contrat de soins ne lui convient pas, ou ne répond pas à sa demande, ou encore attend du praticien de régler certains détails pour se sentir en confiance.
« Mais c'est le médecin de condition libre qui soigne les hommes libres : il procède à un examen du mal depuis son début et le fait selon ce qu'exige la nature du désordre ; il entre en conversation avec le malade et avec ses amis, ainsi en même temps il apprend quelque chose ... » (PLATON)
Parfois le patient ne sait pas lui-même que quelque chose le dérange, la cause est alors inconsciente. Il est inutile dans ces conditions d’apporter des corrections techniques au traitement ou à l’information, il s’agit d’un report d’angoisse, lié à la relation symbolique entre le praticien, le patient et le corps. Le concept de placebo et surtout son effet contraire explique parfaitement les réactions psychosomatiques. Le phénomène sous-jacent est le problème du transfert. La situation met en échec le désir de guérir.
3-le refus conscient du traitement :
3-1-causes liées au début du traitement :
3-1-1-Causes liées au motif de consultation :
C'est la notion de “ chief
complaint ”.
Exemple : le praticien fait le constat d'une DDM et pose l'indication
d'extractions.
Or la demande du patient est liée à une proalvéolie supérieure et il ne fait pas
le lien avec les extractions. Il n'acceptera donc pas un traitement qui ne
répond pas son problème.
3-1-2-causes liées à l'information :
Le patient refuse le traitement car les conditions n’ont pas été explicitées par le praticien : il s'agit du devoir d'information établi par le consentement éclairé ( A.BERY-2-)
3-1-3-causes liées à la communication :
a/ le langage :
Le discours du praticien mal interprété, peut donner lieu à un désespoir.
Comment s'étonner qu'il marque alors son refus envers un traitement qui est
sensé le menacer.
Exemple : “ si vous ne faites rien vous perdrez toutes vos dents. ”
Ou encore : “ Nous allons avancer la mandibule ”.
Le patient comprend que le traitement va déformer son visage.
La communication verbale est soumise à la polysémie du langage : un mot engendre
plusieurs significations possibles et ne se comprend que par ses références et
son contexte
b/relation
communiquante :
La plainte du malade est souvent ressentie comme une menace pour le thérapeute.
Or elle ne fait qu’exprimer une peur ou un désaccord de la part du malade qui
devrait être pris en considération pour être gérée et aboutir à un consentement
éclairé.
Selon Bill MOYERS:
“ Un malade ne devrait pas être obligé d’obéir, il devrait pouvoir se plaindre,
poser des questions et donner son opinion ”.
Or la relation thérapeutique telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, ne permet
pas ce rapport. C ‘est le malade lui-même qui censure cette attitude. Il a
intériorisé des critère de pouvoir.
C’est pourquoi GORDON, engage les praticiens à établir “ un partenariat ”.
3-1-4-Causes liées à l'environnement
:
Déjà MONTESQUIEU dans “ L’ esprit des lois ” signalait qu'un individu ne peut se
comprendre que dans son contexte social : “ comment peut-on être persan ? ”
E.GILLIERON parle de “ transaction ” entre le patient et le milieu, notamment
dans les relations dynamiques qui existent entre un individu et sa famille.
3-1-5-causes liées aux compétences
:
Alex KOPPER(10)étudie les plaintes déposées par les porteurs de prothèse
adjointe en Californie et dégage quatre facteurs d'influence :
1-Compétence psychologique du patient.
Tous les patients ne peuvent pas être soignés de la même façon, leur
personnalité intervient dans le traitement si leur personnalité est pathologique
le traitement peut mener à un échec.
2-Compétence
technique du patient:
Certaines anomalies sont difficiles à traiter. Certaines conditions physiques du
patient peuvent poser des problèmes techniques :
Exemple : les allergies au nickel Cr.
3-Compétence psychologique du praticien :
Les praticiens peuvent rencontrer certaines difficultés de par leurs
personnalités :
exemple : certains praticiens éprouvent de la difficulté à soigner les
ingénieurs
D'autres éprouvent des difficultés à soigner des enseignants.
4-Compétence technique du praticien :
Le praticien est toujours limité par ses capacités techniques. Si le cas
clinique se situe en dehors de ses limites, le praticien peut interpréter les
difficultés par des problèmes relationnels. Il doit se poser la question de
savoir s'il s'agit simplement de sa limite de compétence technique.
3-2-causes intervenant an cours de traitement au traitement :
3-2-1-L’information :
Le devoir d'information accompli au début du traitement est parfois
négligé en cours de traitement comme si ce principe était acquis
Le praticien ayant un
bon contact avec le patient oublie que chaque nouvel acte au cours du traitement
implique de l’informer sur les risques et conséquences qui s'en suivent.
3-2-2-La relation à l'environnement :
Au cours de plusieurs semaines ou mois de traitement, les conditions de
vie évoluent régulièrement.
Le traitement peut alors interférer avec une situation de vie et produire une
contrainte majeure pour le patient. C’est pour quoi l’accord donné par le
patient en début de traitement, doit être revu et renégocié dans certains cas.
Le patient doit toujours avoir la sensation que la démarche de soins résulte de
son libre choix. Il s’agit de son corps.
3-2-3-Ecoute des doléances : absence de
coopération latente :
Ce n'est pas parce que le patient ne dit rien que tout va pour le mieux.
Lorsqu'il s'exprime, il est alors trop tard. Comme pour le chief complaint, il
est important de demander à chaque consultation au patient s’il a quelque chose
à signaler et lui rappeler que nous sommes là pour l'aider.
3-2-4- causes liées à l’absence de
participation :
Le patient subit le plus souvent le traitement de la façon la plus
passive et avec soumission. Il n’est pas impliqué. Il ne lui reste plus de ce
fait qu’à réagir aux inconvénients qu’il rencontre au gré du traitement. En
impliquant le patient dans l’acte de soins, on lui permet de prendre une place
plus favorable et d’assumer les difficultés :
KAVANAUGH, a comparé un groupe d’enfants souffrant de brûlures graves et ayant
reçus les soins habituels, à un groupe d’enfants à qui on avait enseigné à
changer leurs propres pansements. On a constaté que les patients ayant joué un
rôle actif avaient nécessité moins de médications et souffert de moins de
complications.
4 – REFUS INCONSCIENT DU TRAITEMENT :
4-1-l’effet nocebo :
4-1-1-QU’EST-CE QUE LE PLACEBO ?:
4-1-1-1- Définition (11):Le placebo se définit comme un médicament dont
le principe actif est inexistant. Il s’agit d’une composition neutre, tel un
composé lacté ou un liquide physiologique qui joue le rôle d’un leurre. Il imite
le vrai médicament par son aspect, par les conditions de prescription. Son rayon
d’application est étendu à toutes les maladies, de la grippe à l’hypertension
artérielle. Aujourd’hui aucune drogue ne peut prétendre à sa reconnaissance sans
être comparée à un placebo.
Il figure ainsi l’un des mythes fondateurs de la médecine : la panacée, de pan: toutes et akaia: le médicament. Autrement dit celui qui guérit toutes les maladies.
4-1-2- LES DIFFERENTS TYPES DE PLACEBO :
4-1-2-1- Le placebo pur:
il s’agit d’un médicament parfaitement neutre. son efficacité à été évaluée par
une étude de BEECHER(11) sur 1082 patients. Les symptômes étudiés sont des
douleurs variées en causes et en localisations. Les placebos sont des solutions
salines ou des comprimés de lactose. Leur efficacité est mesurée dans 35,2% des
cas. La plupart des études effectuées sont en effet de cet ordre: environ 30 %
en moyenne.
4-1-2-2- Le placebo impur:
Ce sont des médicaments qui possèdent un principe actif mais dont l’effet
placebo augmente l’efficacité. D’une manière générale tous les médicaments
peuvent être des placebos impurs.
4-1-2-3- Le nocebo :
Il s’agit de l’effet inverse. Un médicament peut faire échouer un
traitement. L’effet nocebo peut inhiber l’action d’un anesthésique et déclencher
des réactions secondaires. C’est aussi la puissance du placebo de présenter les
mêmes effets secondaires que les principes actifs.
4-1-3- BASES RELATIONNELLES DU PLACEBO:
4-1-3-1- L’information:
En 1964 EGBERT(11) constitue deux groupes d’expérience pour étudier les
suites postopératoires en chirurgie gastrique. Le premier groupe n’est pas
informé sur les aléas et suites de l’intervention.
Le deuxième groupe est précisément informé sur les suites de l’intervention.
Il constate que le deuxième groupe présente des suites moins complexes et que
les malades sortent deux jours plus tôt de l’hôpital que ceux du premier
groupe. Les prescriptions médicamenteuses ont ainsi joué différemment.
4-1-3-2- La participation:
VISINVENER, VOLCIPELLI et SOLIGMAN en 1982(11), établissent l’expérience
suivante : Ils inoculent une tumeur ( Sarcome 256 de WALKER ) à trois groupes de
rats de même lignée. Le groupe témoin est simplement placé dans une cage.
Les deux autres groupes reçoivent une décharge électrique. Le troisième groupe
cependant possède un levier qui lui permet d’interrompre la décharge ainsi que
celle du deuxième groupe. Autrement dit le deuxième groupe est passif, tant dans
le développement de la tumeur que dans le traumatisme électrique. On constate
les résultats suivants:
Le premier groupe est atteint à 54% par l’affection, le deuxième groupe à 63%
tandis que le troisième groupe est touché à 27%.
Il semble donc que l’attitude active même indépendante de la maladie ait une
action de stimulation des systèmes de défense.
Cette observation rejoint celle qui est maintenant connue à propos des cancers
du sein. Il est montré que les femmes qui réagissent avec courage et pugnacité
guérissent plus que celles qui dépriment à l’annonce de la maladie.
4-1-3-3- La conviction:
Le médecin par sa personnalité, son regard, son langage approprié
persuade le malade sur la certitude de son diagnostic et du bienfait du
traitement qui s‘en suit. l’expérience clinique améliore bien souvent cette
conviction. Mais cette foi est d’autant plus transférable qu’elle est
intériorisé chez le praticien. BRUNO MOURIER (11)exprime cette idée avec
beaucoup d’humour mais en même temps avec évidence : “ On est d’autant plus
placebo inducteur, que l’on ne sait pas que l’on est inducteur ”. Les tricheurs
sont donc moins efficaces. Il s’agit d’une intime conviction. Ainsi en
prescrivant volontairement un placebo, le médecin s’appauvrit en effet placebo.
L’effet inverse existe aussi et explique une partie de l’effet nocebo. Après une
longue pratique devenue trop lassante, après certains insuccès, ou tout
simplement en période dépressive, le médecin peut induire un effet négatif dans
son traitement.
Ce problème de la conviction met en exergue le phénomène de la suggestion.
Considérablement utilisé dans la pratique de l’hypnose, la suggestion est
l’exercice d’un pouvoir sur le malade. Celui-ci en accepte d’autant mieux la
relation qu’il désire guérir, ce qui n’est pas le cas de tous les malades.
4-1-3-4- Le conditionnement :
L’effet placebo semble issu d’une expérience primaire. La souffrance du petit
enfant subissant la détresse de la faim n’est calmée que par la présence de la
mère et l’alimentation. L’absorption du médicament pourrait répondre à ce
schème psycho-physiologique qui sera créé dès la première maladie:
souffrance-traitement-apaisement.
Cette première expérience médicale serait l’expérience secondaire porteuse d’un
conditionnement renforcé à chaque maladie.
De même l’effet nocebo trouve sa cause dans des expériences négatives de type :
souffrance-traitement-malaise.
Un médicament précis peut trouver son expression dans ce schème et ne plus avoir
aucun effet en cas d’échec. Par exemple nous connaissons le fonctionnement
particulier du V grippal : période invasive - amélioration - aggravation -
résolution.
Si le médicament agit dans la deuxième phase, il sera suivit de l’effet
thérapeutique inverse et peut-être complètement rejeté par le malade. La grippe
suivante, même correctement prescrit il peut ne plus être actif.
4-1-4-CONCLUSIONS
Le placebo impur est
le produit avec lequel nous travaillons régulièrement. Son efficacité dépend
donc de cette science du placebo et notamment de la relation médecin-malade. Or
bien que les praticiens soient conscients de l’importance de cette relation, il
semble aujourd’hui que cette relation soit minimisée en regard du réductionnisme
occasionné par la technologie thérapeutique.
Le nocebo est une réalité quotidienne souvent ignorée car il est pollué par la
confiance aveugle que nous accordons à la technologie médicale. Toute difficulté
ou tout échec dans le traitement est expliqué par un échec technique. Pourtant
le nocebo peut expliquer une large partie de ces difficultés.
Toutes les doléances du patient concernant notre traitement peuvent être
considérées comme des effets nocebo. Ils peuvent être purs : douleur sans
fondement associé à un appareillage, mais le plus souvent ils sont impurs et
s’appuient sur un élément objectif : crochet irritant ou blessant, intervention
chirurgicale, réaction à la pose d’une prothèse, réaction à un médicament.
Ces difficultés doivent bien entendu être résolues selon les règles de notre
art. Cependant nous pouvons les considérer comme le signal d’un processus
psychologique qui agit négativement. Cette démarche est d’autant plus impérative
que les doléances se répètent ou s’expriment de façon dramatique.
Comme nous l’avons vu l’effet nocebo peut résulter d’un manque d’information,
non pas dans le sens d’un apport intellectuel, mais dans le sens ou informer
rassure.
Il peut résulter également d’une position trop soumise du patient, qui se vit
comme un victime. Il faut alors rendre le patient actif en l’interrogeant sur
ses sensations, ses impressions, ses attentes, ses doutes. Le simple fait de le
laisser s’exprimer, modifie sa potion dans l’acte thérapeutique.
Enfin le manque de condition du praticien sera très vite perçu par le patient.
Ce manque d’assurance génère une insécurité. C’est pourquoi nous conseillons de
reporter un soin, afin que le praticien se donne un temps de réflexion et
n’agisse qu’avec certitude.
4-2-LE TRANSFERT NEGATIF :
Il s’agit de la base psychologique de la relation
médecin-malade. BALINT a montré comment certaines maladies étaient entretenues
par le médecin lui-même.
Il existe donc des paramètres sous-jacents à la relation médecin-malade qui
fonctionnent de façon aussi importante que la technologie médicale elle-même.
Ce mécanisme d’identification est probablement génétique et puissant comme en
témoignent les observations de K. LORENZ sur les oies ( phénomène d’
“ empreinte ”). Celles-ci suivent après leur naissance l’être qui a été le
premier visible : l’éthologiste et qu’elles identifient à leur mère.
Ces « Imagos », ne sont pas liés aux personnes réelles de notre enfance, elles
se projettent soit consciemment soit inconsciemment sur des personnages que nous
assimilons à des parents. Ceci s’appelle le transfert.
Face au chirurgien dentiste, l’enfant et l’adulte se conduisent comme s’ils
avaient leur père ou leur mère devant eux.
Les patients coopèrent pour lui faire plaisir. Cette attitude positive du
patient doit être sollicitée car le plus étonnant est que le corps suit cette
mécanique psychique : le patient peut en effet guérir pour faire plaisir au
praticien. De même qu’à l’école les meilleurs progrès des élèves répondent au
‘faire plaisir à la maîtresse’ et que l’intelligence suit cette dynamique.
Dans le transfert positif,
le patient est en relation avec le parent protecteur. Sa présence le rassure et
lui permet de s’engager au delà de ses peurs. Il aime le praticien et désire lui
plaire.
Il va donc mettre en œuvre un comportement positif. Il écoute ses conseils et
fait le traitement pour lui faire plaisir. Pour le praticien il s’agit d’une
relation gratifiante, relation dont il retire ses succès.
Dans le transfert négatif,
le patient projette ses peurs et rend le praticien responsable de ses
difficultés. Cela se traduit par un comportement revendicateur, le patient se
méfie et s’oppose aux conseils du praticien. Il est souvent provocateur pour
engendrer une réaction agressive du praticien. Il peut même souffrir pour
attirer l’attention. Le patient peut ainsi se convaincre que c’est bien l’autre
qui est source de la menace.
Ainsi nous reconnaîtrons dans le transfert négatif les comportements les plus
problématiques de nos patients.
L’attitude habituelle qui consiste à perdre patience et à se fâcher fait
évoluer le patient dans le processus ultime du transfert négatif: le point de
rupture. Celui-ci correspond dans les fantasmes infantiles à l’angoisse
d’abandon.
Le praticien doit comprendre qu’il ne s’agit pas de lui, mais de la projection
d’une autre scène et d’un autre personnage. C’est pourquoi, il doit engager un
entretien avec son patient en lui posant des questions, jusqu’à ce que le
patient raconte la scène qui est la cause de ce transfert négatif. Cet entretien
peut prendre quinze à vingt minutes, mais elle permet d’économiser beaucoup de
temps, d’argent et d’insatisfactions.
CONCLUSIONS:
L’analyse des facteurs d’échec, nous permet de mieux comprendre ce qui apparaît comme les bases du consentement éclairé.
Mis à part le confort technique, que la coopération apporte dans le traitement, la qualité de la relation déclenche un phénomène incontrôlé et pourtant extrêmement puissant : le transfert positif, support du désir de guérir.
1 /BALINT
.M.
Le médecin, son malade, et la maladie
Traduction de VALABREGA J.P
ED : PAYOT 1967
2/BERRY
A. :
Le contrat de soins
ED . : S.I.D. 187P .-
1997
3/BOURASSA
M. :
Dentisterie comportementale
Méridien ED. FRISON ROCHE 415 P. - 1998
4/CHOUKROUN
M.G. :
Abrégé de psychologie à l’usage des
praticiens
ED S.I.D. PARIS 231 P . 1997
La mise en acte du traitement
ED S.I.D PARIS 210 P. 2004
5/GILLIERON E. :
Relation médecin-malade-milieu et théorie de la
communication
Psychologie Médicale Avr 1978 Tome 10, N° 4 - PP 751-757
6/GORDON
T. et EDWARDS S. :
Communiquer avec ses patients
Les Editions Logiques ED. LE JOUR 315P. - 1997
7/KOPPER .A. :
Why dentur fail
Dent. Clin. of N. Am. Nov.1954 - PP. 721 – 734
8/LEMOINE
P. :
Le mystère du Placebo
ED. : ODILE JACOB 236 P.- 1996
9/SIEGEL Bernie S. :
L’amour, la médecine et les miracles
New Age ED : J’ai lu 312P.-
1990
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